ÉIDOLON 

                                                                            

 

Forum Lou Salome’

Psychanalystes Femmes sur la Toile

avec ses partenaires

 

I.S.A.P, Istituto di Studi Avanzati in Psicoanalisi

et Espace Tadini

 

présentent

 

 

Tamara Landau

Jean-Pierre Landau

et le Groupe MNEMOART

“L’é-lu, l’é-cri, l’é-toile et  le  temps”

Installation et  performance peinturale, poétique et musicale

  

 

En fin de soirée on offrira  un “vin d’honneur”

 

 

Vendredi 13 février 2009, 21 h.

SPAZIO TADINI, via Jommelli 24 MILANO


ÉIDOLON 1 

 

La première rencontre d’ÉIDOLON accueille une complexe installation et performance d’art, poésie et musique, conçue et cohordonnée par Tamara e Jean-Pierre Landau, psychanalystes  et artistes à Paris.

Engagés depuis plusieurs années dans une recherche originale sur le temps et la figuration plastique de concepts extraits du discours de la psychanalyse, ils fondent dans 2008 MNEMOART,  groupe de recherche expérimentale qui propose de concevoir l’art, avec la psychanalyse et la science, comme une écriture poétique contre l’oubli.

 

“L’é-lu, l’é-cri, l’é-toile et  le  temps”

 

constitue une “exposition éphémère” de tableaux et d’installations qui met en scène, avec des textes poétiques de Jean-Pierre Landau, la place subjective et la fonction de la mémoire de l’artiste pendant son acte de création.

Un regard particulier est posé sur la question de la trace ainsi que de la fonction du temps dans l’inconscient.

 

Un groupe d’ artistes de MnemoArt donne un caractère multimédial à l’acte poétique.

 

Catherine Fava-Dauvergne, chanteuse et psychanalyste

Alain Lazare, saxophoniste et psychanalyste

Marc Bonnet, peintre

Harold Rive-Decaillot, videaste

 

 

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  ÉIDOLON – Le  dessein

  

 

Le tableau, certes, est dans mon oeil.

 Mais moi, je suis dans le tableau. »

                                                                             JACQUES LACAN

  

 

Le titre n’est rien d’autre que le signifiant grec employé par Platon pour désigner l’image.

Quelle est donc la logique de la fiction ?

Jacques Lacan reprend de l’empiriste Bentham l’idée d’une logique de la fictitiousness en la renversant en tant que logique de la vérité. Derrière l’image ce qui se dévoile est alors la vérité des choses, les détails ou les apparences de leur beauté, comme les altérations possible de toute forme. Nous expérimentons dans l’œuvre d’art ce qu’ailleurs nous paraît insondable.

Forum Lou Salomé propose ÉIDOLON en tant que projet s’ouvrant du point de vue théorique et factuel du champ de la psychanalyse vers  le champ de l’art et de l’esthétique.

 Il s’agît d’une intersection qui de quelque façon nous paraît nécessaire.

ÉIDOLON constituera un cycle de rencontres entre psychanalystes, artistes, philosophes et critiques de l’art qui s’interrogeront sur la question de l’image dans l’âge contemporain.

Des films, des vidéo, des installations, des œuvres, des événements seront présentés , commentés ou accompagnés par des débats théoriques. Cette hétérogénéité  constituera un caractère distinctif du projet qui se veut pluriel et polyphonique.

 Le débat et la possibilité d’échanger nos idées ce sera nôtre premier but. Sans faire de l’académie, avec sympatie, avec intégrité, la psychanalyse et le discours de la critique interrogerons la contemporanéité face à la question de l’image avec le filtre de la question ésthétique. Ce qui, comme on sait depuis Wittgenstein, doit être conçu comme la forme contemporaine de l’éthique, éthique d’une nouvelle utopie possible.

On ne se passera d’une référence à la fonction du regard, champ éminemment freudo-lacanien, certes non encore obsolète, tant qu’une théoricienne de l’art contemporain du niveau de Rosalind Krauss a pu forger le concept d’ « inconscient optique », stimulant bien que discutable.

La psychanalyse donc, qui a toujours interrogé la pulsion scopique, interpelle aujourdhui le  champ ésthétique.

L’art , qui est « cosa mentale », comme le dit Léonard de Vinci, est pour nous la « chose » investie par le langage : sa « chosité », son adhésion au réel, est quelque chose qui oppose une résistance à la générale dérive imaginaire.

Par rapport à la constitution du sujet dans l’inconscient et à son statut éthique, la question des façons de produire l’œuvre d’art  et d’en jouir ne nous laisse pas dans l’indifférence. L’ œuvre implique structurellement un nœud particulier entre réel, imaginaire et symbolique , l’œuvre retient surtout , dans le matériau concret dont est faite, un fragment de réel, qui échappe au broyage imaginaire produit par la culture dominante.

De ce « Réel » - dans une confrontation pluridisciplinaire – on veut offrir une pensabilité.

 

 

pour le  Forum Lou Salomé

 

 Valeria Medda